Chapitre 1. Le pique- nique.




Les oiseaux sifflets trillent dans les charmilles et le papier crépon, on entend

au loin, les nains-de décoration de bûche de Noël qui essayent en vain

d'abattre un arbre-maison-de-poupée. Les de Noël viennent à peine d'installer

la route en kit et les panneaux de route que déjà, la magnifique voiture rose de

Barbie, avance silencieuseusement dans les allées bordées de pins en plastique

piqués, dans l'épaisse moquette de chambre d'enfant. Les cheveux synthétiques

au vent, Barbie apprécie pleinement la douce brise du ventilateur en position 1

qui trône sur la chaise, et se laisse aller sur la banquette rigide de son véhicule

en essayant d'exhaler un soupir qui ne viendra jamais. Ken, lui, la contemple

d'un sourire éternellement figé, sans prendre la peine de regarder la route, et

le rétroviseur, qui, s'il avait été vrai , aurait pu dévoiler que la mobilité de la
voiture rose, n'était due qu'aux efforts motriciels d'un ours en peluche bleu.



Bref, le tableau est planté (un petit peu plus loin au bord de la route), les 2

amants en goguette d'un bras rigide font arrêter le véhicule. Ils descendent

s'enlacent, et vont aller chercher les paniers de goûter dans le coffre.

Ô poésie de cet instant... Barbie prenant Ken par la main, vient l'installer

contre un mur de legos en ruine et se penche doucement pour déposer un baiser

ferme et fixe sur ses lèvres immobiles, en faisant un très léger "blong". Un

poney arrive sur ses entre faits pour se faire peigner, il se fait vite éjecter, le

moment est à la grâce. Troublée, Barbie fait diversion en sortant le contenu du

panier et en l'étalant devant Ken. La dînette est vite installée, et les fruits en

latex, roulent sur le bout de plastique faisant fonction de nappe. Ken, glacé de

désir, s'enhardit alors : Dans un élan, il se saisit du bout de tissu bleu

recouvrant la silhouette de Barbie et le déchire. Le corps ferme, lisse et

glabre de son aimée apparaît aussitôt. Il se jette sur elle en poussant des

couinement, sa bande enregistrée interne s'emballe : - "Bonjour, je suis Ken, tu

veux jouer avec moi ?- Bonjourkenjouermoi ? - Bonjourkenouermoi ? -

jourkenjouerecoi ?" Barbie écarte ses jambes comme elle seule peut le faire, à

savoir une jambe devant, l'autre derrière, Ken s'allonge alors sur elle en

essayant de déboutonner les petits boutons pressions de sa veste, ses muscles

se gonflent à chaque torsions de ses bras oranges; Il baisse son pantalon, et

là... Le temps se suspend... Ken regarde longuement son entrejambe, dépité,

effondré... Il avait oublié... Frustré, il se saisit d'un bout de cure-dent et avec

détermination s'acharne à essayer de creuser un orifice entre les jambes de

Barbie. Cette dernière, impassible, regarde passer l'armée des G.i qui sautille

plus loin vers des champs de manoeuvre improbables. Epuisé, Ken stoppe ses

tentatives inutiles, il s'habille et s'en va en grommelant. Barbie range la

dînette soigneusement et le rejoint dans la voiture rose. Le nounours bleu,

habitué, termine sa conversation avec le chien accordéon, met la voiture dans le

sens du retour et pousse la voiture vers le coffre à jouet.






















Encore un dimanche de foutu.













                                                                                                    Boulègue

Sérial-toys-Fucker

Un beau jour, Barbie se réveilla sur la banquette arrière de la voiture à pédales, (il faut dire que la veille, elle avait fumé des fils de la moquette en compagnie de Ken) son corsage de Barbie princesse était déchiré, sa robe était relevé jusqu'au menton, et de petits morceaux de plastique verts, brulés, se collaient à ce qui lui tenait lieu de bas- ventre. Si elle avait pu, elle aurait eue la bouche pateuse, mais juste une étrange sensation de mal être s'insinuait dans l'espace vide sous sa chevelure blonde. Ken était à coté d'elle, allongé, inerte, son corps musclé lui faisait face, pendant que sa tête la contemplait 50 centimètres plus loin coincé par le klaxxon rouge et blanc du véhicule.

Le cri de Barbie fut entendu jusqu'au coffre à jouet où se fut le branle bas de combat. Les indiens, les G.I, les playmobils, les animaux de la ferme, Mr culbuto, Sophie la girafe, tous arrivèrent vers la voiture pour savoir ce qui ce passait. A la vue du corps décapité de Ken, les commentaires jaillirent de partout, et la voiture à pédale fut rapidement entourée d'une foule de jouet venue de toute la chambre. La voix de Barbie se fit entendre alors dans le tumulte de couinements exités. "- QUELQU'UN PEUT S'OCCUPER DE MOI ?" Le canard à roulette pris la situation en main : -" Les jouets, clama t-il, il faut savoir qui a commis ce crime sur notre camarade ! Réunion extraordinaire au pied du lit !"

Et tous s'en furent, laissant Barbie écartelée sur la banquette. Elle remis de l'ordre dans ses affaires, remit sa culotte rose de Barbie super star et sortit en grommelant de la voiture sans un regard sur le corps toujours froid de son amant. Elle vit descendre en parachute de l'étagère G.I joe, en tenue de combat, accourant pour lui porter secours. Ce dernier se mit à ses pieds et lui dit très vite : - Oh ma douce, ma blonde, ma poupée, je le savais, je le savais, ce misérable t'as violentée, jamais ce ne serait arrivé si tu m'avais choisis à sa place... Il a été bien puni à présent"... Un " hum hum " discret se fit entendre derrière Barbie. Ken était là, la tête sous le bras et semblait marquer une confusion totale : -" Mais... Mais... Je n'y suis pour rien, je ne sais même pas ce qui m'est arrivé ?

- " Comment ose-tu dire cela bodybuildé d'opérette, ne voit tu pas le regard hagard de ta victime, et sa mine dévastée ?... -" Mais elle est toujours comme ça répliqua la tête de Ken, qui venait de retrouver sa place initiale grâce à la volonté de 2 playmobills prévenants "- et ses habits déchirés, tu n'y est pour rien peut-être ?" Reprit G.I Jo en colère. Barbie les stoppa : - " Silence, un instant, pas de bagarre, il me vient une pensée !" Au bout d'une demi- heure, Barbie parla : - " Si Ken n'y est pour rien, alors qui est le coupable ?" Un long silence s'ensuivit. Il fut coupé par un sifflotement satisfait. Hank le dinosaure passait par là. Il avait une attitude guillerette et des traces de brûlures au niveau du pelvis. Il fit un clin d'oeil à barbie et s'en fut du coté de la réunion pour savoir ce qu'il se disait. Ils se regardèrent tout les trois et dirent à l'unisson : "BEEERRK !!!"

boulègue










A suivre...


Ce matin, la vie dans le coffre à jouet battait son plein, si je puis dire... Barbie, la jupe outrageusement relevée par la promiscuité avec Jojo le camion qui souriait, ( bien d'avantage à présent grace à cette même promiscuité) se releva furieuse, à la lueur du rayon de soleil qui traversait la chambre et le trou de serrure du coffre pour éclairer faiblement, le petit monde en plastique, elle avait apperçu Ken, un peu plus loin, qui profitait de l'étroitesse des lieux pour mater sous la robe de la danseuse de la boîte à musique. Elle grimpa sur une dizaine de playmobils en vrac, escalada la queue de hank, le dinosaure encore endormi, avec une certaine appréhension, et finit par atteindre le bord du couvercle du coffre, qu'elle souleva énergiquement.
















Après un tour visuel de l'horizon, elle sauta et arpenta la moquette orange en direction du lit des enfants. Là, une boîte en carton décorée de symboles abstraits, jonchait le sol. A l'intérieur, dans une armure mirroitante, un geant sur-armé la regardait . -" Yomashi dej, sayonara, kobayashi mitsumo takata gibli ran tatsumo san !" lui dit-il d'une vague sonore rauque, ressemblant à un raclement de gorge. - " hi hi hi, " lui répondit-elle en se rappelant cette phrase connue de toutes les blondes en détresse intelectuelle, "hi hi hi, salut toi ! "




Il sortit de la boîte, s'inclina à 45 degrès, très vivement, et reprit : -" natsumo takashi mitsubischi naya karaté komitshiwa nagasaki ? lui demanda t'il. Cherchant de l'aide du regard, elle le posa en désespoir de cause sur la bosse argentée gonflée qui se trouvait à l'entrejambe de l'inconnu.... - " Euuuh... Mattel...blonde ! répondit -elle à tout hasard..

Il suivit son regard, et lui sourit gourmant... - " Rhôôô sakakiki power yatoumi dan khû ? Et là, d'un geste vif, il enleva la plaque protectrice argentée et exhiba fièrement un engin oblong, contondant, et agressif.




  -" Cornofulgur ! taka ataké !" Clama t'il !



Barbie estima rapidement d'un oeil expert le volume et les capacités de la minuscule épine de plastique brandie, puis soupira, haussa les épaules et fit demi-tour vers le coffre à jouets, laissant planté là le nouveau, dépité, qui dansait d'un pied sur l'autre en hélant des " - patanvhi ? " pathétiques...

Barbie en ralant, se dit que ce n'est pas aujourd'hui, qu'elle allait améliorerson ordinaire.

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